Quand j’ai commencé à me pencher sur cette famille j’avais assez peu de renseignements. La situation était résumée ainsi : une famille de bourgeois orléanais …

François Jarry, père de ma belle mère, que j’ai connu un peu âgé était un fort bel homme, grand aux yeux bleus, charmant et un peu sourd. En 1976 nous l’avions vu à Lintry près de Chateauneuf sur Loire où il vivait entouré de livres et de la forêt solognote.

Son père André Jarry était mort relativement jeune à Paris en mars 1918 et alors que François pensait préparer Saint Cyr.

Sa mère Marie Laure Charoy l’en dissuada et cela est assez compréhensible. Le père de Marie Laure, Paul Charoy, avait été officier, sorti de Saint Cyr, et grièvement blessé en 1870. Son frère André Charoy lui aussi officier fut plusieurs fois blessé pendant la guerre de 14. Tous deux furent chevaliers de la Légion d’Honneur.(Source  : base leonore)

De plus le père de François mourrait à l’âge de 49 ans, au début de l’année 1918 et alors que François n’avait que 18 ans.

Je n’ai qu’une mauvaise photo d’André Jarry, né en 1868 à Orléans.

Son mariage avec Marie Laure Charoy fut célébré à Orléans comme le rapporte le Journal du Loiret du 28 novembre 1895.

« Parmi la sympathique assistance où la magistrature, le barreau, les officiers ministériels, les sociétés savantes orléanaises et l’armée étaient largement représentées on remarquait …  »

Mais cet  article nous parle du père d’André, Louis Jarry, comme d’un « érudit ».

Il est aussi question de gouts artistiques car André a commencé à peindre. Il exposera dans certains salons orléanais puis ensuite probablement à Paris où il habite dès 1908.

« Journal du Loiret 1909 »

Je conserve un dessin de lui, seul souvenir après certainement de nombreux partages.

Louis Jarry, père d’André, est avocat mais aussi historien. Il fait paraître de nombreux travaux dont j’ai trouvé le répertoire.

Il meurt en 1898 à l’ âge de 61 ans et voici l’article paru dans le journal du Loiret :

Si André s’était dirigé vers une carrière plutôt artistique, son frère Eugène continuera sur les traces de son père en devenant archiviste, sorti de l’Ecole des Chartes.

Quant au père de Louis, Jean Baptiste Jarry , étudiant en droit lors de son mariage avec Honorine Lemaire il est qualifié de numismathe, collectionneur, bibliophile.

Voici les portraits de Jean Baptiste Jarry et Honorine Lemaire :

Jean-Baptiste Jarry était né à Donnery au château de la Morinière, près de Saint Denis de l’Hôtel dans le Loiret où son père Alexandre Jarry avait fait fortune dans le commerce des vins. 

Ce domaine reviendra à son oncle et à ses descendants dont Lucile Jarry qui épousera Pierre Alexis Ponson du Terrail, écrivain très à la mode pendant le Second Empire.

Jean-Baptiste Jarry vivra au Chateau de la Motte des Ruets entre Ingrannes et Sully la Chapelle, dans le Loiret qui appartenait à la famille de sa femme.

Mais il habitera aussi Orléans, 2, rue de la Bretonnerie à l’angle de la Place de l’Etape dont sa femme avait hérité et où il mourra le 6 juin 1876.

 En effet son beau père Honoré Lemaire, notaire, appartenait à la Société archéologique des sciences et belles lettres d’Orléans et avait comme son gendre de l’intérêt pour la recherche historique.

Les collections de ces hommes lettrés sont maintenant aux archives départementales, classées comme étant « le fonds Jarry »  et dont on peut voir l’étendue de l’inventaire.

J’essaierai d’aller à Orléans aux archives pour voir les publications sur le sujet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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