Mon père Maurice Bos qui s’était engagé volontaire en 1913 et faisait son service militaire à la caserne Caffarelli de Toulouse. Il partait avec le 23e régiment d’artillerie de campagne les 6,7 ou 8 Août 1914. Ce régiment constituait l’Artillerie de la 34e Division d’Infanterie commandée par le Général Alby. D’après les rares allusions que mon père faisait au sujet de la guerre, il parlait de l’enthousiasme qui régnait alors : ils allaient à Berlin et seraient de retour pour les vendanges. Il avait 19 ans.

Bos Maurice 1914.tif

 

Jean Bos, cousin de mon père, faisant son service militaire étant de la classe 1913, il a 20 ans et part en Août avec le 10e régiment de dragon basé à Montauban, il fait partie du 17e Escadron du Train des équipages (Service Auto). En 1917 il passera à l’aviation comme élève pilote.

Bos Jean

 

André Bos, frère de Jean Bos est appelé en septembre 1914, il a 19 ans et part comme son frère au 17e Train des équipages. Lui aussi passera à l’Aviation en 1917.

Bos André Train des Equipages 1914

 

Le Général Gabriel Malleterre qui était alors colonel, cousin de ma grand-mère maternelle, est parti avec le 46e régiment d’infanterie qui fait partie de la IIIe armée commandée par le  général Ruffay. Grièvement blessé en septembre 1914, il avait alors 56 ans, il  se consacrera alors à l’écriture et fera paraitre de nombreux ouvrages sur la guerre de 14. Il sera Directeur du Musée de l’Armée et Gouverneur des Invalides.

Malleterre Gabriel 1

 

Charles Niox, beau frère du Général Malleterre, engagé au 19e escadron du train des équipages le 20 Août 1914. Il a près de quarante ans et sera lui aussi pilote en 1915. Fait prisonnier il fera six tentatives d’évasion, réussira à rejoindre la France début 1918 et continuera ses missions jusqu’à la fin de la guerre.

Niox Charles

 

Le Commandant André Odé qui deviendra le mari de ma tante Marie Jeanne Escribe, il a 33 ans et il est lieutenant de réserve au 82e d’infanterie. Blessé le 24 Août 1914 il sera promu capitaine, puis commandant et restera dans l’armée de réserve. Il publiera après la guerre un recueil de poèmes et d’écrits « Le Cimetière Heroïque ».

Odé Andre-Alexandre

 

 Jean de Coste, le cousin germain de ma mère, dont je n’ai pas encore trouvé l’affectation. Il est médecin à cette époque, il a 28 ans.

Coste Jean 1939 -001

Aimé de Bertrand-Pibrac, qui épousera Germaine Izar, cousine de ma mère. Je n’ai pas encore trouvé son affectation. Il a 20 ans en 1914. Je n’ai pas encore trouvé de photo de lui à cette époque.

 

Cette liste n’est pas exhaustive elle ne contient que ceux de ma proche famille qui sont partis en 14. Je parlerai aussi de ceux qui sont partis plus tard et ceux de la famille de mon mari. Parmi les ancêtres et cousins de mes enfants la liste est encore très longue, ce sera pour de prochains posts.

Tous ceux que je cite ici ont participé à la bataille de la Marne, je ne vais pas ici retracer cette bataille, seulement évoquer ce que fut, pour ces jeunes hommes, le choc de cette bataille.

En ce qui concerne mon père, Maurice Bos, il fait partie de la 7e batterie du 23e régiment d’artillerie de campagne. Voilà ce qui est relaté dans l’historique de ce régiment :

« Dans toutes les batteries les mêmes actes d’héroïsmes se répètent. A la 7e batterie, un caisson en flammes est éteint grâce au sang-froid du Maréchal des Logis Iglesis. Le capitaine Barcet est gravement blessé à l’observatoire situé à proximité des pièces. L’emplacement est soumis à un feu violent, sans aucune hésitation le lieutenant Chiozzi vient l’y remplacer et y trouver la mort. L’adjudant Pays, les maréchaux des Logis  Manche et Coulon, les cannoniers Masson, Castex, et Gentil blessés ou brulés font l’admiration de leurs camarades, par leur énergie et leur abnégation. »

Un peu plus loin :

« Pendant ces jours fameux de la bataille » … « rien n’a arrêté les ravitaillements; les chevaux tombent, les caissons explosent, mais les batteries n’ont jamais manqué de munitions. »

Dans le livre du Général Malleterre « Etudes et impressions de guerre » il conclut le chapitre sur la bataille de la Marne ainsi :

« Et si un titre peut être donné à cette victoire, c’est bien la victoire des forces morales. »

 

 

 

 

 

 

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